J'ai vu dernierement le petit bijou appelé "The virgin suicides". il faut dire que je l'ai deja vu au moins quatre fois, mais je ne m'en lasse jamais...
THE VIRGIN SUICIDES se déroule sur fond de banlieue américaine où cinq filles, l'une à la suite de l'autre (dans un laps de temps plus ou moins rapproché) se suicideront devant les yeux fascinés, éblouis de quelques voisins mâles pubertaires nichant dans la maison d'en face, et comprenant avec quelque peu d'innocence, le mystère qui s'étale devant eux. Plus qu'une attirance devant ces masses d'oestrogène, il s'agira pour eux (et donc pour nous) d'un véritable voyage (carte postale à l'appui) au coeur même d'une population féminine quasi mythique.
Sofia aurait pu nous emmerder pendant deux heures, durant lesquelles on aurait attendu le dénouement connu d'avance, ou encore patauger dans le sentimentalisme "mouchoirs kleenex"... Mais non, nous sommes transportés dans cet univers particuliers à coup d'asphixie adolescente et désagrégation sociale. A coup aussi d'une magnifique photographie, de travellings made in Sofia qui lui sont si chers et nous bercent tout au long de l'histoire. A coup aussi d'une bande son merveilleuse signée Air.
Ce film reste pour moi son meilleur film, bien plus que Marie antoinette ou Lost in Translation.